My Blueberry Nights
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Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.
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Riche d'une filmographie regroupant des oeuvres tels In the mood for love ou encore 2046, Wong Kar Wai est un de ces cinéaste asiatique à la fois accomplit, polyvalent et atypique.
Avec son nouveau film, « My blueberry Nights » Wong Kar Wai décide de « conquérir le monde » en changeant de bord , passant du marché indépendant asiatique à la machine Hollywoodienne et pour ne pas en remettre une couche, engagé pour le rôle titre la chanteuse Norah Jones qui n'avait jamais touché de près ou de loin ni au cinéma ni au théâtre auparavant, un exercice périlleux donc pour la suite de sa carrière.
Présenté au dernier le festival de Cannes, le film est sortit par la petite porte en ne récoltant aucune récompense.
S'entourant d'un casting remarquable et remarqué tel Norah Jones, Jude Law, Nathalie Portman et David Strathairn; Wong Kar Wai frappe fort!
Traitant de l'amour, la passion et de l'absence, ce film est une magnifique carte postale à l'américaine dont la couverture serait un kaléidoscope de bars et de restos américains.
Devant sa caméra, le sujet se révèle être tour à tour une réflexion sur l'expérience amoureuse, sur la vie et ses rebondissements et sur la quête de découverte. Il relate trois histoires d'amour, sentimental et paternel qui vont mener le récit à une conclusion: l'amour change s'estompe ou se renforce avec le temps mais les êtres aimants sont toujours là, cette idée sera retranscrite par la somptueuse métaphore du film « Il faut toujours garder une clé pour ne pas laisser des portes se fermer à jamais. »
Malgré un visuel clinquant et un travail d'orfèvre effectué sur la photographie et les plans, il y a un hic!
C'est au niveau du scénario qu'il se situe, un peu trop conventionnel, on a la forte impression que Wai s'est fait malheureusement enrôlé dans Hollywood et sa regrettée standardisation; çà va de A à Z sans trop de rebondissement et quelques situations sont légèrement grotesque, hummm dommage...
Malgré tout çà, le film se révèle être drôle et émouvant par moment, Wong Kar Wai , qui donne ici la réplique à Norah Jones (qui interprète là sa première interprétation au cinéma) somme tout remarquable, au charismatique Jude Law et à Nathalie Portman qui transcende littéralement l'écran, nous rappelle l'une de ses qualités majeures: sa poésie.
C'est donc une œuvre en demi-teinte que nous offre « My blueberry Nights » mais elle est riche, profonde et forte intéressante.
Nicolas, le 7 décembre 2007