TELEPOLIS

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Dans un monde où la Télévision dicte sa loi, les habitants ont été privés de leur voix et ne peuvent plus communiquer. Obnubilée par les programmes créés par le dictateur MR TELE, la population se doit de regarder, consommer et manger ses émissions.
MR TELE a pour ambition une solution finale visant à hypnotiser toute la population pour s'assurer de sa dévotion totale.
LA VOIX, seule survivante de ce monde anéanti, possède encore la parole et représente l'unique espoir de faire changer les choses.




PROCHAINEMENT
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 17:18

Romain Duris

Romain Duris
Romain Duris

Issu d'une famille d'artistes, Romain Duris intègre après le bac une école de dessin. Mais il est bientôt repéré dans la rue par un directeur de casting à la recherche des héros du Péril jeune, téléfilm réalisé par Cédric Klapisch dans le cadre de la série d'Arte Les Années lycée en 1993. Le succès de ce portrait de groupe - dans lequel figurent également les débutants Vincent Elbaz et Hélène De Fougerolles - est tel que le film sort en salles deux ans plus tard. Entre-temps, Duris apparaît dans Frères : la roulette rouge (1994), un téléfilm signé par un autre cinéaste prometteur, Olivier Dahan.

Look débraillé, sourire charmeur, et de l'énergie à revendre... Romain Duris ne tarde pas à devenir l'un des comédiens les plus populaires de sa génération. Sollicité par la jeune garde du cinéma français (Kounen, Graham Guit), il retrouve Dahan pour le sombre Dejà mort, mais devient surtout l'acteur-fétiche de Klapisch : glandeur à dreadlocks dans Chacun cherche son chat (1996), il incarne le père de... Belmondo dans le film d'anticipation Peut-être (1999). Une forte complicité se noue également avec Tony Gatlif, qui l'emmène en Roumanie à la découverte du monde gitan dans Gadjo Dilo, avec au bout de cette quête initiatique une nomination au César du Meilleur espoir en 1999.

En 2002, l'énorme succès de L'Auberge espagnole, comédie de Klapisch qui relate le quotidien d'une bande d'étudiants Erasmus, marque un tournant dans la carrière de Romain Duris. S'il continue d'être à l'affiche de premiers films audacieux, d'Osmose au quasi-expérimental Shimkent hotel en passant par 17 fois Cécile Cassard, il prend désormais part à des projets de plus grande ampleur : donnant la réplique à Adjani dans Adolphe, il enfile le costume de gentleman cambrioleur dans la superproduction Arsène Lupin (2004). Toujours fidèle à Tony Gatlif (Exils) et Klapisch (Les Poupées russes), il impressionne dans De battre mon coeur s'est arrêté d'Audiard (2005) : fébrile et habité, il interprète un agent immobilier véreux sauvé par le piano.

Dans Paris avec Louis Garrel, Romain Duris s'impose également dans le rôle de Molière que lui confie l'ancien journaliste de Studio Laurent Tirard en 2006.
# Posté le vendredi 21 décembre 2007 19:20

Lick the star

Lick the star
Lick the star

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Quatre jeunes adolescentes, inspirées par le roman Flowers in the Attic, mettent au point un plan machiavélique: Lick the star... .

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Au fil de son œuvre, Sofia Coppola nous envoûte littéralement à travers un monde particulier, kitsch, fragile, sensitif, en somme à fleur de peau. Mais avant de s'atteler à la réalisation de longs métrages, la cinéaste débuta en 1998 avec un premier coup d'essai, Lick the star, court métrage de 14 minutes réalisé en noir et blanc. Ce fut ainsi l'occasion pour Sofia Coppola de se familiariser avec la caméra (ici une 16mm) mais aussi et surtout d'aborder un thème devenu dès lors prépondérant dans sa filmographie: l'adolescence. Car Lick the star s'avère comparable à Virgin Suicides ou Marie Antoinette par son côté désinvolte et insouciant. Leur point commun : des jeunes femmes évoluant dans une société tant hostile que rassurante, entre pression de leur entourage et confusion des sentiments, d'origine amoureuse ou haineuse.

Dans Lick the star, on oublie vite le scénario, un peu tiré par les cheveux, simple prétexte à dépeindre la fragilité de l'adolescence, univers que Coppola s'attache à décrire avec sincérité. Ainsi, contrairement aux teenage movies actuels caricaturant souvent leur jeune public, celle-ci, de manière beaucoup plus réaliste, est vue comme une période transitoire, période marquée par le rêve, l'espoir, l'amour, la curiosité, la perfidie, le questionnement. Pour ce faire, la cinéaste, et c'est bien tout à son honneur, évite le mélodrame mielleux en nous proposant une œuvre qui, en dépit de l'expression, se révèle plus amère que douce.

Ce qui coince, pourtant, c'est le manque de substance apporté au propos. Les personnages sont décrits sur le vif, leur psychologie peu détaillée, tout comme le dénouement.
Malgré ce désagrément, la magie Coppola opère, bercée par une musique teenager 90's intelligemment choisie : The Go Go's, Kim Gordon et surtout l'acidulé Tipp City des Amps soulignent toute l'énergie déployée par la réalisatrice. Car Lick the star, c'est un court métrage énergique, un peu arty sur les bords, finalement un premier essai concluant d'une cinéaste atypique, sans conteste l'une des nouvelles étoiles du cinéma américain... .
Adrien, le 20 décembre 2007.
# Posté le mardi 18 décembre 2007 18:47
Modifié le vendredi 21 décembre 2007 19:32

My Blueberry Nights

My Blueberry Nights
My Blueberry Nights

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Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.

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Riche d'une filmographie regroupant des oeuvres tels In the mood for love ou encore 2046, Wong Kar Wai est un de ces cinéaste asiatique à la fois accomplit, polyvalent et atypique.
Avec son nouveau film, « My blueberry Nights » Wong Kar Wai décide de « conquérir le monde » en changeant de bord , passant du marché indépendant asiatique à la machine Hollywoodienne et pour ne pas en remettre une couche, engagé pour le rôle titre la chanteuse Norah Jones qui n'avait jamais touché de près ou de loin ni au cinéma ni au théâtre auparavant, un exercice périlleux donc pour la suite de sa carrière.
Présenté au dernier le festival de Cannes, le film est sortit par la petite porte en ne récoltant aucune récompense.

S'entourant d'un casting remarquable et remarqué tel Norah Jones, Jude Law, Nathalie Portman et David Strathairn; Wong Kar Wai frappe fort!
Traitant de l'amour, la passion et de l'absence, ce film est une magnifique carte postale à l'américaine dont la couverture serait un kaléidoscope de bars et de restos américains.
Devant sa caméra, le sujet se révèle être tour à tour une réflexion sur l'expérience amoureuse, sur la vie et ses rebondissements et sur la quête de découverte. Il relate trois histoires d'amour, sentimental et paternel qui vont mener le récit à une conclusion: l'amour change s'estompe ou se renforce avec le temps mais les êtres aimants sont toujours là, cette idée sera retranscrite par la somptueuse métaphore du film « Il faut toujours garder une clé pour ne pas laisser des portes se fermer à jamais. »

Malgré un visuel clinquant et un travail d'orfèvre effectué sur la photographie et les plans, il y a un hic!
C'est au niveau du scénario qu'il se situe, un peu trop conventionnel, on a la forte impression que Wai s'est fait malheureusement enrôlé dans Hollywood et sa regrettée standardisation; çà va de A à Z sans trop de rebondissement et quelques situations sont légèrement grotesque, hummm dommage...
Malgré tout çà, le film se révèle être drôle et émouvant par moment, Wong Kar Wai , qui donne ici la réplique à Norah Jones (qui interprète là sa première interprétation au cinéma) somme tout remarquable, au charismatique Jude Law et à Nathalie Portman qui transcende littéralement l'écran, nous rappelle l'une de ses qualités majeures: sa poésie.
C'est donc une œuvre en demi-teinte que nous offre « My blueberry Nights » mais elle est riche, profonde et forte intéressante.
Nicolas, le 7 décembre 2007
# Posté le samedi 08 décembre 2007 14:24
Modifié le vendredi 21 décembre 2007 19:27

Loggerheads

Loggerheads
Loggerheads


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Inspiré de faits réels, Loggerheads raconte trois histoires différentes qui commencent toutes en Caroline du Nord, le jour de la fête des mères :
A Kure Beach, Mark, un jeune et séduisant vagabond venu protéger les tortues des mers, rencontre George qui tient un petit motel sur le bord de mer.
Dans la petite ville d'Eden, Elizabeth se demande ce qui est arrivé à son fils qui a quitté le domicile familial depuis des années après une querelle avec son père, un pasteur conservateur.
A Asheville, Grace quitte son travail à l'agence de location de voiture pour tenter de retrouver le fils qu'elle a dû abandonner, étant adolescente.
Ces trois histoires finiront par se mêler pour ne faire qu'une.

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Là où des films à gros budget émergent à profusion, d'autres œuvres, aux moyens (souvent) moins conséquents et (souvent) plus pertinentes, peinent à exister . Comment, sinon, évoquer le marché cinématographique où règne de manière trop imposante une politique commerciale du divertissement menée par les puissantes maisons de production hollywoodiennes.
Par autres œuvres, j'évoque des films telles que Keane ou, dans ce cas précis, de Loggerheads, symboles d'un cinéma indépendant qui pâtit, impuissant, au profit d'un cinéma populaire omniprésent. Conséquence: des films d'auteur distribués dans moins de 10 salles (Loggerheads ou Keane projetés dans un seul et unique cinéma), des durées de projection écourtées et finalement une distribution DVD quasi inexistante.

Une plage, la nuit. Une tortue femelle dépose ses petits, encore entourés de leur coquille, et s'éloigne, seule, le long du rivage ... . C'est sur cette métaphore de l'abandon et de l'instinct maternel entre tortues et ses protagonistes que le réalisateur introduit son oeuvre.

Loggerheads s'attache à décrire un drame familial avec douceur et sobriété, évoquant à cette occasion des sujets sociétaux récurrents: l'adoption et ses conditions, le conservatisme , l'homosexualité. Aussi, le récit et sa substantifique moelle reposent sur l'établissement d'un trio incompatible que l'auteur relativise: le couple puritain, la femme abandonnant son enfant et, au milieu, le jeune homme homosexuel, tour à tour abandonné, adopté, rejeté et recherché. Dès lors, Tim Kirkman dépeint le portrait d'hommes et de femmes apparemment sans histoires pourtant rongés par le regret et la culpabilité. L'auteur propose par là même une étude des mœurs subtile et constructive: Dans quelle mesure est-il possible de renier un proche lorsqu'il est différent? Une question aussi pertinente que nécessaire dont Loggerheads s'engage à trouver une réponse. Car ce film est bien évocateur d'une Amérique en proie aux sempiternels clichés caractéristiques d'un conformisme véhiculé par les institutions, tant médiatiques que religieuses. D'où une sociéte désemparée, sans repères, lorsqu'un événement s'avère atypique ou du moins allant à l'encontre du système pré-établie.

Pas de mélodrame, d'artifices, d'aseptisation pour une œuvre dramatique optimiste, filmée de manière académique par un réalisateur soucieux d'une homogénéité filmique entre fond et forme qui, pour le coup, s'avère réussie. Ainsi, sur la forme, Loggerheads, dans une sobriété évidente, s'enchaîne au rythme des trois histoires qui, à la manière d'un Inarritu et son 21 grammes, s'entremêlent au fil d'une narration alternée.
Côté casting, composition parfaite des acteurs, notamment de Kip Pardue, débordant de sincérité dans un rôle à contre-emploi (surprenant est l'antagonisme d'interprétation qu'il a su développer vis-à-vis des Lois de l'attraction).

En somme, Loggerheads, par sa douceur, sa simplicité et sa pertinence morale, tient d'une bien belle manière le rang au sein d'un cinéma indépendant brillant mais encore peu représenté.
Adrien, le 6 décembre 2007.
# Posté le vendredi 07 décembre 2007 12:45
Modifié le vendredi 21 décembre 2007 18:59

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