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Dans Lick the star, on oublie vite le scénario, un peu tiré par les cheveux, simple prétexte à dépeindre la fragilité de l'adolescence, univers que Coppola s'attache à décrire avec sincérité. Ainsi, contrairement aux teenage movies actuels caricaturant souvent leur jeune public, celle-ci, de manière beaucoup plus réaliste, est vue comme une période transitoire, période marquée par le rêve, l'espoir, l'amour, la curiosité, la perfidie, le questionnement. Pour ce faire, la cinéaste, et c'est bien tout à son honneur, évite le mélodrame mielleux en nous proposant une œuvre qui, en dépit de l'expression, se révèle plus amère que douce.
Ce qui coince, pourtant, c'est le manque de substance apporté au propos. Les personnages sont décrits sur le vif, leur psychologie peu détaillée, tout comme le dénouement.
Malgré ce désagrément, la magie Coppola opère, bercée par une musique teenager 90's intelligemment choisie : The Go Go's, Kim Gordon et surtout l'acidulé Tipp City des Amps soulignent toute l'énergie déployée par la réalisatrice. Car Lick the star, c'est un court métrage énergique, un peu arty sur les bords, finalement un premier essai concluant d'une cinéaste atypique, sans conteste l'une des nouvelles étoiles du cinéma américain... .
Nicolas le 20 décembre 2007.
