Ocean's Eleven

Ocean's Eleven
Ocean's Eleven

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Après deux ans passés dans la prison du New Jersey, Danny Ocean retrouve la liberté et s'apprête à monter un coup qui semble impossible à réaliser : cambrioler dans le même temps les casinos Bellagio, Mirage et MGM Grand, avec une jolie somme de 150 millions de dollars à la clé. Il souhaite également récupérer Tess, sa bien-aimée que lui a volée Terry Benedict, le propriétaire de ces trois somptueux établissements de jeux de Las Vegas.
Pour ce faire, Danny et son ami Rusty Ryan composent une équipe de dix malfrats maîtres dans leur spécialité. Parmi eux figurent Linus Caldwell, le pickpocket le plus agile qui soit ; Roscoe Means, un expert en explosifs ; Ruben Tishkoff, qui connaît les systèmes de sécurité des casinos sur le bout des doigts ; les frères Virgil et Turk Malloy, capables de revêtir plusieurs identités ; ou encore Yen, véritable contorsionniste et acrobate.

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cean's Eleven où le génie de Soderberg et le fabuleux casting hollywoodien ce rencontre...
Remake d'un film sorti dans les années 60 avec Frank Sinatra, Soderberg apporte une touche résolument moderne à travers l'accent mis sur la sophistication de la technologie entourant le système antivol des casinos en cause, mais aussi la bande originale de David Holmes, au meilleur de sa forme.
Dans Ocean's Eleven on se rend compte que dans le cinéma de Soderbergh, tout n'est désormais que rythme, musique et swing.
Poussées d'adrénaline succédant à des moments de calme intense, le cinéaste donne au film un tempo étonnant, composé de pauses, d'ellipses, de retournements. Chaque plan étant musicalisé, on ne s'étonne donc plus de la façon dont le film envoûte le spectateur, anesthésiant son esprit critique pour lui faire mieux apprécier le caractère incroyablement divertissant du scénario. Le film devient ainsi un incroyable objet de distraction et de relaxation, dans lequel des personnages dépourvus de passé participent à un casse sans la moindre peur ni la moindre hésitation. Un très grand moment de divertissement...
Nicolas, le 16 Octobre 2005.
# Posté le samedi 08 octobre 2005 04:04
Modifié le samedi 12 mai 2007 19:42

Benicio Del Toro

Benicio Del Toro
Benicio Del Toro

Benicio Del Toro abandonne ses études en économie à l'Université de San Diego pour entamer une formation de comédien à la prestigieuse Square Acting School de New York. Après de rapides apparitions dans plusieurs séries, dont un épisode de Deux flics à Miami, et dans Big top Pee-wee (1988), l'acteur incarne un homme de main aux prises avec James Bond dans Permis de tuer (1989). A 21 ans, il devient ainsi le plus jeune adversaire jamais opposé à l'agent 007. Dès lors, il enchaîne les petits rôles dans des oeuvres s'éloignant de la grosse machinerie hollywoodienne : The Indian runner (1991), la première réalisation de Sean Penn qui fera de nouveau appel à lui, dix ans plus tard, pour The Pledge, Etat second (1993) de Peter Weir, le corrosif Swimming with sharks (1994) et Usual suspects (1995) de Bryan Singer qui le révèle au grand public en gangster maniéré.
Hormis une participation au Fan (1997) de Tony Scott, Benicio Del Toro reste fidèle au cinéma indépendant en s'illustrant dans Basquiat (1996) de Julian Schnabel et Nos funérailles (id.) d'Abel Ferrara. S'impliquant totalement dans ses rôles, il va jusqu'à prendre une vingtaine de kilos pour interpréter le compagnon de route du journaliste Raoul Duke (Johnny Depp) dans le Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. Faisant figure de Sean Penn latin, il aime à entourer sa personnalité de mystère et à accepter des rôles peu "bavards" comme ceux du gangster "dessoudé" Franky Four Fingers de Snatch (2000), du kidnappeur dépassé par les événements de Way of the gun (id.) et du soldat converti en tueur de Traqué (2003).
La consécration arrive en 2001 avec Traffic de Steven Soderbergh : sa prestation de policier mexicain désabusé lui vaut l'Oscar et le Golden Globe du Meilleur second rôle masculin, l'Ours d'argent du Meilleur acteur au Festival de Berlin et une multitude d'autres récompenses. Très convoité à Hollywood, Benicio Del Toro fait le choix de ne tourner qu'avec parcimonie, portant son dévolu sur des projets originaux et risqués - 21 grammes (2004) et Sin City (2005) - qui le cantonnent dans des personnages de marginaux.
# Posté le vendredi 16 septembre 2005 18:52
Modifié le samedi 28 avril 2007 16:20

Collision

Collision
Collision

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Deux voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs de police qui sont aussi amants. Une femme au foyer et son mari, district attorney. Tous vivent à Los Angeles. Eux et beaucoup d'autres ne se connaissent pas, leurs vies n'auraient jamais dû se croiser.
Pourtant, dans les prochaines 36 heures, leurs destins vont se rencontrer, révélant ce que chacun voulait cacher ou ne pas voir...


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En cette fin d'année 2005, année particulièrement foisonnante de bons comme de mauvais films, en voici un qui marquera longtemps les esprits : Collision.
Paul Haggis. Ce nom ne vous dit probablement pas grand chose. Celui-ci n'est autre que le réalisateur du film mais aussi le scénariste d'un certain Million dollar baby, chef d'œuvre de l'année signé Clint Eastwood.
Loin des sempiternelles adaptations et autres nanards, Collision est une rareté du cinéma occidental actuel, un chef d'œuvre en puissance, bien plus qu'un film, une expérience.
Déjà le scénario bétonné, parfait pour articuler au mieux un thème difficile à évoquer : la ségrégation raciale. 10 portraits de résidents américains, tous directement ou indirectement touchés par le racisme et provenant des différents milieux sociaux et ethniques. Leur destin s'entrecroisent, s'observent pour finalement se retrouver en contact, en collision. Ainsi, différents regards, différents points de vue sont définis et ce pour mesurer au mieux l'étendue du sujet. Appuyée par une bande son composée majoritairement de musique classique, la réalisation, sobre mais efficace, se découpe en une multitude de séquences, permettant de suivre à un rythme commun les situations des protagonistes. Collision est en quelque sorte un témoignage post-11 septembre, sur les bouleversements et l'état d'esprit des américains après le drame. Appréhension pour les uns, rejet pour les autres et frustration pour les derniers, voici le quotidien d'un peuple individualiste, loin des principes de solidarité qui seuls peuvent unir efficacement les membres d'une communauté, d'un pays. Haggis établit donc un état des lieux, réaliste, pessimiste d'une Amérique en plein doute. Car si finalement l'incompréhension, le manque de dialogues et par conséquent le rejet d'autrui règne, n'est-il pas vrai que tous les hommes naissent libres et égaux en droits ? C'est autour d'une telle valeur universelle que se concentre toute l'intensité de la réflexion. Le récit est d'autant plus réaliste avec le formidable casting : Matt Dillon, Sandra Bullock, Don Cheadle, Thandie Newton, tant d'acteurs au sommet de leur art. Poignant, émouvant, bouleversant, Collision se révèle très certainement être le film coup de poing de l'année, une claque, un choc dont on ne sort pas indemne.
Adrien, le 30 septembre 2005
# Posté le mercredi 14 septembre 2005 13:40
Modifié le samedi 28 avril 2007 16:14

Old Boy

Old Boy
Old Boy

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A la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour devant chez lui. Séquéstré pendant plusieurs années dans une cellule privée, son seul lien avec l'extérieur est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meutre de sa femme, meurtre dont il est le principal suspect. Au désespoir d'être séquestré sans raison apparente succède alors chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Il est relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être le responsable de ses malheurs, qui lui propose de découvrir qui l'a enlevé et pourquoi. Le cauchemar continue pour le héros.


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Le cinéma Coréen n'en finit plus de faire des vagues dans les festivals et chez les initiés qui carburent à ce cinéma souvent aussi éclaté et déroutant, qu'original et inventif.
Old Boy est une "bombe atomique"! L'usage bien précis des angles de caméra et la longue scène de combat dans un corridor magnifiquement filmé en une prise! Chaque ligne du script est d'une complexité et d'une profondeur digne d'ouvrages littéraires des plus réussi.
Digne de mention est la performance convaincante de Min-sik Choi avec son personnage de Dae-su Oh. Un rôle qu'il a excellement bien maîtrisé en nous faisant explorer tous les états d'esprit du personnage et en mangeant une bonne dose d'abus physiques avec la plupart des cascades exécutées lui-même.
Un autre aspect non négligeable est la violence excessive illustrée dans ce film. Le directeur profite souvent de notre imagination tordue pour nous montrer juste assez afin de suggérer des expériences douloureuses... sans nécessairement nous le dévoiler! Vous comprendrez ce que je veux dire lorsque vous remarquez que vous êtes écrasé dans le fond de votre siège, yeux demi-fermés et sueurs froides suite à certaines scènes.
Une bonne oeuvre d'art étant celle qui suscite en nous des émotions variées, ce film, dirigé par Chan-wook Park est un chef-d'oeuvre pour tous les sentiments provoqués. Vous serez peut-être dégoûté et même bouleversé d'un certain angle mais vous aurez probablement de l'admiration, du respect et de la révérence d'un autre!
Un film IMPRESSIONANT! A VOIR!!!
Nicolas, le 10 septembre 2005.
# Posté le samedi 10 septembre 2005 17:07
Modifié le samedi 28 avril 2007 16:26

C'est arrivé près de chez vous...

C'est arrivé près de chez vous...
C'est arrivé près de chez vous

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Ben est un tueur professionnel, il ne tue pas par contrat mais pour dépouiller lui-même ses victimes et aussi, avouons-le, un peu par plaisir parfois. Nous suivons ses exploits grâce à une petite mais courageuse équipe de télévision, constituée de Rémy (le réalisateur), André (le caméraman) et Patrick (le preneur de son), qui a décidé de faire un reportage sur Ben. Le film n'est ni plus ni moins que le reportage, tourné en noir et blanc par souci d'économie. Nous découvrirons peu à peu Ben, ses pensées, ses méthodes de travail, ses amis et nous deviendrons très vite, à l'instar de l'équipe de télévision, ses complices.

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C'est arrivé près de chez vous est incontestablement le plus grand film du très charismatique et sympathique belge qu'est Benoît Poelvoorde!
C'est arrivé près de chez vous est un grand film car la grande force du film est basé sur son traitement de l'image... Manipulant son spectateur avec une habileté rare, l'invitant d'abord à rire des meurtres d'un psychopathe poète et pédagogue, puis abandonnant brutalement cette mise à distance dans une scène de viol collectif qui vient choquer est faire prendre conscience aux spectateurs du coté sordide et inhumain de ces actes!
Un pur délice anti-médias, où la morale se cache et n'a de cesse de monter le bout de son nez. Sombre à faire peur, horrible, dégueulasse, inhumain, honteux, mais au final à Mourir de rire.
Un faux documentaire ni animalier, ni anti-politique, ni anti-social, ni féerique mais un film décaler, sympathique et drôle où le talent de Benoît Polvoorde règne en maître...
Nicolas, le 11 septembre 2005.
# Posté le dimanche 04 septembre 2005 05:40
Modifié le jeudi 03 mai 2007 07:49