Le sortilège du scorpion de Jade
Chaque année, dans la période automne/hiver, sort un nouveau cru du grandiose Woody Allen, toujours très attendu par le public. C'est ainsi qu'en 2001, le cinéaste nous propose avec ce Sortilège du scorpion de Jade sa 31eme réalisation.
Ne vous arrêtez pas aux façades : bien que l'affiche et le titre laisse penser à un dessin animé ou autre film traditionnel asiatique, il s'agit bel et bien d'un Woody Allen.
Sur le fond comme sur la forme, Le sortilège du scorpion de Jade est une envoûtante réussite. Inutile cependant de dire qu'il ne s'agit pas d'un grand Woody, étant loin d'égaler les Crimes et délits ou autre Manhattan pour leur scénario. Le cinéaste joue ici sur l'ambiguïté du sentiment amoureux dans le but de nous dévoiler sur fond d'enquête policière uen histoire où l'on suit les aventures improbables de deux protagonistes très différents dans leur comportements. Entre constants duels verbaux et réciproque antipathie, les situations en deviennent mordantes, burlesques (décidément je n'ai pas fini d'employer ce mot avec Woody). Le duo Woody Allen – Helen Hunt au c½ur du débat est attachant, irrésistible. N'oublions pas les seconds rôles tels Dan Aykroyd et la déesse Theron, charmante et espiègle en riche et jeune lady. Le sortilège du scorpion de Jade correspond quelque peu à l'univers du cinéaste, un éternel New-York, cette fois-ci des années 40, période Jazz (rappelons qu'il s'agit de la musique de prédilection de Woody Allen). Ce dernier retranscrit d'ailleurs d'une belle manière chaque élément de cette époque qu'il s'agisse autant des costumes que des décors. Sans prétention particulière, Woody Allen nous offre avec ce Sortilège du scorpion de Jade une vision à la fois drôle et particulière du sentiment amoureux, ici vu paradoxalement. Tout comme les deux protagonistes avec l'hypnotiseur, soyez envoûtés et charmés par cet agréable moment de divertissement...
Adrien, le 16 septembre 2005



