Le sortilège du scorpion de Jade

Le sortilège du scorpion de Jade

Le sortilège du scorpion de Jade


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En 1940, à New York, Betty Ann Fitzgerald (Helen Hunt) a été engagée pour moderniser la compagnie d'assurances North Coast. Cette énergique et arriviste enquêtrice affiche d'emblée ses ambitions en déclarant la guerre aux méthodes de travail quelque peu obsolètes de C.W. Briggs (Woody Allen), le meilleur détective de la boîte. Afin d'apaiser les tensions, Chris Magruder (Dan Aykroyd), le patron de la North Coast, les incite à participer à une fête organisée pour l'anniversaire d'un collaborateur de C.W. Briggs. Au cours de la soirée, le magicien Voltan hypnotise C.W. Briggs et Miss Fitzgerald à l'aide du scorpion de Jade. Le sortilège va entraîner les deux ennemis jurés dans de rocambolesques aventures.

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Chaque année, dans la période automne/hiver, sort un nouveau cru du grandiose Woody Allen, toujours très attendu par le public. C'est ainsi qu'en 2001, le cinéaste nous propose avec ce Sortilège du scorpion de Jade sa 31eme réalisation.
Ne vous arrêtez pas aux façades : bien que l'affiche et le titre laisse penser à un dessin animé ou autre film traditionnel asiatique, il s'agit bel et bien d'un Woody Allen.
Sur le fond comme sur la forme, Le sortilège du scorpion de Jade est une envoûtante réussite. Inutile cependant de dire qu'il ne s'agit pas d'un grand Woody, étant loin d'égaler les Crimes et délits ou autre Manhattan pour leur scénario. Le cinéaste joue ici sur l'ambiguïté du sentiment amoureux dans le but de nous dévoiler sur fond d'enquête policière uen histoire où l'on suit les aventures improbables de deux protagonistes très différents dans leur comportements. Entre constants duels verbaux et réciproque antipathie, les situations en deviennent mordantes, burlesques (décidément je n'ai pas fini d'employer ce mot avec Woody). Le duo Woody Allen – Helen Hunt au c½ur du débat est attachant, irrésistible. N'oublions pas les seconds rôles tels Dan Aykroyd et la déesse Theron, charmante et espiègle en riche et jeune lady. Le sortilège du scorpion de Jade correspond quelque peu à l'univers du cinéaste, un éternel New-York, cette fois-ci des années 40, période Jazz (rappelons qu'il s'agit de la musique de prédilection de Woody Allen). Ce dernier retranscrit d'ailleurs d'une belle manière chaque élément de cette époque qu'il s'agisse autant des costumes que des décors. Sans prétention particulière, Woody Allen nous offre avec ce Sortilège du scorpion de Jade une vision à la fois drôle et particulière du sentiment amoureux, ici vu paradoxalement. Tout comme les deux protagonistes avec l'hypnotiseur, soyez envoûtés et charmés par cet agréable moment de divertissement...
Adrien, le 16 septembre 2005

# Posté le vendredi 02 septembre 2005 11:58

Modifié le samedi 28 avril 2007 16:28

Danny Boyle

Danny Boyle
Danny Boyle


Danny Boyle commence sa carrière au théâtre, à la "Join Stock Theatre Compagny" jusqu'en 1982. Après être devenu directeur adjoint du "Royal Court Theatre Compagny" en 1985, il met en scène parallèlement cinq pièces de théâtre pour la Royal Shakspeare Compagny, et se voit récompenser par de nombreux prix.
C'est en travaillant sur des séries pour la BBC qu'il fait la connaissance du scénariste John Hodge et du producteur Andrew MacDonald. De cette rencontre naît un trio, qui décide de se mettre à faire du cinéma. Le réalisateur britannique est issu d'une ville industriel où le taux de chômage est des plus élevés. Fort de cette expérience, il conçoit une trilogie ayant pour sujet principal le manque de l'argent, "Bag of money trilogy".
Le premier film de la trilogie est Petits Meurtres entre amis (1994), qui raconte l'histoire de trois locataires prêts à tout, après avoir retrouvé un sac bourré d'argent laissé par un locataire mort, pour se l'approprier. Le deuxième volet, Trainspotting (1996), qui remporte un énorme succès, est un film à la fois sur les méfaits de la drogue et sur l'argent. Ce film est présenté à Cannes et a rapporté près de 70 millions de dollars, c'est le deuxième plus grand succès du cinéma anglais après Quatre mariages et un enterrement. Le troisième film de la trilogie est Une vie moins ordinaire, une histoire d'enlèvement et de rançon teintée d'humour et parfois même loufoque, tournée aux Etats-Unis. Il est à noter que le point commun entre ces trois films, est la présence de l'acteur écossais Ewan McGregor en tant qu'acteur principal.
Après cette trilogie et quelques courts-métrages interprétés, chose inhabituelle, par des stars, Danny Boyle se retrouve à la tête d'une superproduction de 35 millions de dollars, La Plage, avec un casting impressionnant (Leonardo DiCaprio et les deux jeunes acteurs français Virginie Ledoyen et Guillaume Canet). Echec au box-office, le film ne remporte qu'un succès d'estime.
Danny Boyle n'en reste pas là : il revient en Angleterre, tourne en 2001 28 jours plus tard, film de science fiction horrifique écrit par Alex Garland, l'auteur du roman qui a inspiré La Plage. Il réunit des acteurs peu connus, hormis Christopher Eccleston qu'il avait déjà dirigé dans Petits meurtres entre amis. En 2004, il réalise, toujours en Angleterre, une comédie au ton grinçant traitant de son thème fétiche, l'avidité, et intitulée Millions.

# Posté le vendredi 02 septembre 2005 04:44

Modifié le samedi 28 avril 2007 16:28

L.A Confidential

L.A Confidential
L.A Confidential

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Los Angeles, années 50. Alors que la ville est sujette à une vague de règlements de comptes après la chute du caïd Mickey Cohen, la police criminelle se mobilise toute entière sur l'affaire de L'Oiseau de nuit, un massacre au cours duquel est tombé un ancien flic. Trois inspecteurs au style radicalement différent vont être amenés à coopérer pour démêler les fils d'une histoire plus compliquée qu'il n'y paraît...

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En 1997, Curtis Hanson, révélé par son thriller La main au berceau, réalise L.A Confidential, film policier tiré d'un roman de James Ellroy. Le cinéaste signe avec ce L.A Confidential l'un de ses plus grands films. Dans un Los Angeles des années 50, fortement médiatisé, entre allées et venues de stars et crimes organisés, trois flics, l'un avide de réussite professionnelle, l'autre ripoux et le dernier fervent protecteur des « divines colombes », se verront concernés par une sanglante affaire pour trois raisons différentes... Le cinéaste, à travers une simple enquête policière, parvient à tisser une grandiose histoire de manipulation dans laquelle trois portraits de flics, devant coopérer malgré leur difficiles cohabitations caractérielles, sont dépeints. Servi par un fabuleux casting harmonieux par sa proximité de générations, L.A Confidential est un polar soigneusement ficelé. L'occasion pour Guy Pearce de révéler définitivement son talent, trois ans avant le chef d'oeuvre Memento de Christopher Nolan. Le film est d'autant plus réussi avec les superbes prestations de Russell Crowe, Kevin Spacey, Danny De Vito ou encore de la charmante Kim Basinger. Par ailleurs, les décors sont très réalistes et immergent le spectateur dans son cadre résolument « fifties ». Appuyé aussi par une bande-son tendance swing , L.A Confidential est en matière de films policiers une référence non négligeable. Manipulations, crimes, pots de vins et bien sur bienfaiteurs de l'ordre sont au rendez-vous dans un polar maîtrisé de bout en bout. Probablement l'un des meilleurs des années 90.
Adrien, le 02 septembre 2005

# Posté le jeudi 01 septembre 2005 19:37

Modifié le samedi 28 avril 2007 16:16

La corde

La corde
La corde

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Deux étudiants en suppriment un troisième, pour la seule beauté du geste. Défi suprême, le meurtre précède de peu une soirée ou ils reçoivent les parents de la victime et leur ancien professeur.

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Réalisé en 1948, La corde marque la première réalisation en couleurs du maître du suspens. Il est aussi l'occasion pour le cinéaste d'expérimenter en utilisant le plan séquence comme méthode de mise en scène. Quelle efficacité dans ce huis clos malsain, diabolique et idéologique. Pourquoi idéologique ? Deux étudiants, influencés par le discours de leur maître d'étude concernant les contrastes entre êtres supposés inférieurs et être supérieurs, décident de commettre le crime parfait en éliminant un de leur camarade de classe. Qui est alors le vrai coupable ? Le professeur pour ses discours douteux ou les deux étudiants pour leur machiavélique plan ? Question sans réponse jusque dans les dernières minutes du film dans lesquelles apparaît le fin mot de l'histoire. Plus qu'un simple film policier, La corde est avant tout une réflexion philosophique sur l'humanité et bien sur une remise en question du concept élitiste. Dans ce huis clos malsain, James Stewart (La corde est l'une des quatre fructueuses collaborations avec le cinéaste), John Dall, Farley Granger excellent, livrant des interprétations convaincantes, entre un professeur sceptique, un jeune homme obnubilé par son idéologie meurtrière et un pianiste nerveux. D'autre part, La corde s'apparente à un autre Hitchcock pour sa tentative de crime parfait et son cadre en l'occurrence Le crime était presque parfait réalisé six ans plus tard. Très expérimental, Rope, souvent qualifié de mineur dans la filmographie du maître, s'inscrit dans les grandes réussites du réalisateur qui parvient en 1h 20 seulement à tenir en haleine le spectateur par son machiavélique scénario et sa distribution quasi parfaite.
Adrien, le 01 septembre 2005

# Posté le mercredi 31 août 2005 18:37

Modifié le samedi 28 avril 2007 16:55

Irrésistible Alfie

Irrésistible Alfie
Irrésistible Alfie

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Manhattan est le terrain de chasse favori d'Alfie qui y trouve chaque soir l'occasion de faire de nouvelles conquêtes. Cinq femmes se partagent ses faveurs. Trouvant de plus en plus facile de se mentir à lui-même, Alfie passe de l'une à l'autre, s'éclipsant chaque fois que l'une d'elles prétend s'accrocher. Mais il est bientôt rattrapé par les conséquences de ses actes et par le temps, qui porte une emprise inaltérable sur lui...

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Très présent sur nos écrans ces 2 dernières années! Jude Law confirme avec ce film qu'il a non seulement un charysme et un physique honorable mais aussi et surtout un très grand talent!
Jude Law dans la peau d'un grand séducteur, un rôle qui lui colle à la peau et je me demande qui aurait pu incarner ce rôle à sa place. Susan Sarandon interprète elle aussi merveilleusement bien son rôle. Elle est séduisante et emmène un brin de fraîcheur dans ce film...
Une pensée philosophique sur l'indomptable mâle sexué. On nous présente l'envers de la médaille et le questionnement auquel est soumis toute personne vivant pour le sexe. L'égocentrisme à son paroxysme peut-il réllement rendre heureux?
Alfie est au final une belle leçon de vie, triste, touchant, drôle mais quelque peu moralisateur. On aime, on aime pas... Chacuns ses opinions mais avec la classe British de Jude Law et l'histoire sympa on apprécie ce film à sa juste valeur...
Nicolas, le 1er Septembre 2005.

# Posté le mercredi 31 août 2005 17:33

Modifié le samedi 28 avril 2007 16:49