James Stewart

James Stewart
James Stewart



Natif de Pennsylvanie en 1908, fils d'un quincaillier et diplômé d'architecture, James Stewart fait ses débuts devant la caméra à l'âge de 26 ans, avec des rôles mineurs dans des comédies : Sa femme et sa dactylo (1936), où il donne la réplique à Jean Harlow et Clark Gable, des thrillers, des drames ou encore des comédies musicales : Born to Dance.

C'est sous la direction de Frank Capra dans Vous ne l'emporterez pas avec vous (1938) que Stewart accède au rang de star. Comédie romantique et déjantée, le film est un immense succès (Oscar du meilleur film et meilleur réalisateur). L'année suivante, en incarnant Mr. Smith au sénat, Stewart devient le héros capraïen par excellence, associant pour toujours sa silhouette dégingandée à un héros maladroit et naïf, dont l'intégrité inébranlable triomphe toujours de la corruption et de l'adversité. M. Smith remporte l'oscar du meilleur scénario et du meilleur montage, et vaut à Stewart une nomination à celui du meilleur acteur ? récompense qu'il décrochera en 1940 pour son rôle face à Katharine Hepburn et Cary Grant dans Indiscrétions de George Cukor.

La même année, un an avant de s'engager dans l'armée, il est le héros d'un autre classique de la comédie romantique, The Shop Around the Corner (1940), d'Ernst Lubitsch. Après la guerre, dont il sort promu Colonel (suite à cette expérience, il sera tenté de délaisser le métier d'acteur pour se consacrer à une carrière dans l'armée!), il retrouve Capra une dernière fois pour La Vie est belle(1946). Ode aux valeurs familiales, le film est un flop au moment de sa sortie, mais est aujourd'hui plébiscité par le public américain au moment des fêtes de Noël.

En 1948 La Corde marque sa première collaboration avec le maître du suspens, Alfred Hitchcock. Il y aura aussi Fenêtre sur cour, aux côtés de Grace Kelly, The Man Who Knew Too Much (1956) avec Doris Day, enfin Sueurs froides (1958) où il s'éprend de la mystérieuse Kim Novak. Tout comme Cary Grant, Stewart incarne tout un pan du cinéma Hitchockien, jouant les détectives amateurs obstinés, bravant les dangers seul contre tous dans des classiques du suspens.

Anthony Mann le dirige dans pas moins de 8 films dans les années 50, des westerns comme L' Appât et L' Homme de la plaine, où il a l'occasion de défendre des personnages moins policés qu'à l'accoutumée, bien que toujours positifs, mais aussi un biopic : Romance inachevée, sur la vie du jazzman Glenn Miller Sa passion pour la musique est à l'origine d'une petite brouille avec Mann: contre son avis, Stewart insistait pour jouer lui-même de la trompette, mais sans le talent nécessaire pour le faire...

On retient aussi Le Voyage fantastique, comédie dramatique où il donne la réplique à Marlene Dietrich, et Sous le plus grand chapiteau du monde (1952) où, à contre-emploi, il incarne un clown sous la direction de Cecil B. DeMille, aux côtés de Charlton Heston. Il est le rôle titre dans L' Odyssee de Charles Lindbergh de Billy Wilder avant de retrouver Kim Novak sous la direction de Richard Quine dans L' Adorable Voisine .

Il apparaît à un rythme moins soutenu dans les années 60 et 70, toujours aux côtés des plus grands : chez Otto Preminger pour Autopsie d'un meurtre(1959), " film de procès "; puis chez John Ford. Il y incarnera les shérifs, les baroudeurs et cow-boys d'âge mûr, héros mythiques d'un pan de l'histoire américaine; notamment dans L' Homme qui tua Liberty Valance, aux côtés de Lee Marvin et John Wayne.

Viennent ensuite un film de guerre dramatique, Le Vol du Phénix (1965) avec Richard Attenborough, et d'autres westerns qui lui offrent ses derniers grands rôles. Andrew V. McLaglen le dirige dans Les Prairies de l'honneur(1965), Rancho Bravo(1966), et Bandolero !(1968) où il joue aux côtés de Raquel Welch, puis en 1976 c'est Le Dernier des géants, de Don Siegel, face à John Wayne.

En 1978 il fait une apparition face à Robert Mitchum dans Le Grand sommeil de Michael Winner , et reçoit un deuxième Oscar en récompense pour sa carrière en 1984. Son dernier grand engagement, dans les années 80/90, sera de lutter contre la colorisation des films en noir et blanc. Il aura tourné dans 96 films sur près de 60 ans de cinéma.

# Posté le samedi 19 mai 2007 13:23

La leçon de piano

La leçon de piano

La leçon de piano


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Au siècle dernier en Nouvelle-Zelande, Ada, mère d'une fillette de neuf ans, s'apprète à suivre son nouveau mari au fin fond du bush. Il accepte de transporter tous ses meubles à l'exception d'un piano qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant supporter cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier. Regagner son piano touche par touche en se soumettant à ses fantaisies.

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Jane Campion porte à l'égard de la psychologie humaine une réflexion tant empreinte de sensibilité que de rigueur. La cinéaste met à l'honneur la féminité, décrite dans son intimité la plus profonde. Déjà avec Sweetie, son premier film, elle dépeint le portrait d'une femme sans espoir, rongée par sa vision pessimiste de la vie. Suit alors An angel at my table, film biographique évoquant la vie de l'écrivain Janet Frame, internée pendant sept ans. La leçon de piano n'est vraisemblablement que la continuité d'une filmographie marquée par une prédominance des émotions humaines, en particulier féminine.

Avec La leçon de piano, la réalisatrice utilise une palette contrastée en émotions riches et variées. Ainsi filme-t-elle une histoire de passion, de déchirements, une oeuvre résolument basée sur la perception des sens.
Jane Campion concentre cette fois-ci son récit autour d'une femme enfermée dans son mutisme, dont la seule raison de vivre, outre sa relation priviliégiée avec sa jeune fille, réside dans la véritable histoire d'amour qu'elle entretient depuis toujours avec son piano. Un instrument de musique en signe d'exutoire pour une femme austère et gracieuse. A cette occasion, l'évasion et la jouissance passionnelle se voient largement évoquées dans cette oeuvre tant sentimentale que fascinante.

Fascinante. Un autre terme clé conditionnant l'existence de notre chère héroïne meurtrie. Demandez le donc aux deux hommes déterminants dans sa destinée. L'héroïne, Ada de son prénom, suscite la fascination, d'une part pour le spectateur, béat d'une telle prestance, et des protagonistes masculins du film. Jane Campion instaure une situation d'ambiguité amoureuse à travers la mise en place d'un trio amoureux, à l'origine de doute, de frustration, de déchirements, de désir, de dégout. Un véritable drame romantique en somme. Ce qui marque, notamment, c'est ce petit enclin de Campion à critiquer le monde des apparences par l'intermédiaire des personnages masculins: le gentleman attentioné finalement frustré, violent et voyeur d'une part et le rustre, bien plus compréhensif et attachant qu'il n'y paraît.
Il va d'autre part sans dire que la musique, composée par le talentueux Michael Nyman, joue un rôle prépondérant dans ce récit: le rythme de la narration en dépend, tout comme les personnages, bercés et animées par des mélodies entêtantes qui suggèrent toute l'ambiance suave et mystique du cadre spatial. A l'occasion, Jane Campion, néo-zélandaise d'origine et anthropologue de formation, procède en deuxième plan à une analyse de la civilisation maori et ses interactions avec le monde occidental.

Le jeu des interprètes n'est pas en reste dans cette oeuvre confrontant avec gravité le jeu du désir, du sentiment amoureux et ses conséquences tantôt pernicieuses, jouissives où l'espoir d'une vie meilleure est ici l'aboutissement. Comment ne pas évoquer la prestation troublante et magistrale de Holly Hunter, totalement habitée par son personnage. Le rôle de la consécration pour l'actrice, lauréate du prix d'interprétation féminine à Cannes en 1993. Ses partenaires la secondent avec tout autant de maîtrise: Harvey Keitel en est renversant par sa sincérité et sa sensibilité. L'occasion aussi de voir un Sam Neill plus épanoui dans un rôle de cet intérêt au détriment de la superproduction Jurassic Park dans lequel il figure la même année. Anna Paquin, enfin, dans l'un de ses premiers rôles, est surprenante de justesse et d'enthousiasme.

Au final, La leçon de piano se révèle être une oeuvre pertinente sur la passion et le regard porté par un être handicapé sur l'universalité et l'intemporalité des sentiments. L'une des oeuvres majeures de la cinéaste, récompensée de la palme d'or 1993.
Adrien, le 16 mai 2007

# Posté le mardi 15 mai 2007 20:09

Modifié le mercredi 16 mai 2007 09:01

Short Cuts

Short Cuts

Short Cuts


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Librement inspiré de neuf nouvelles et d'un poème de Raymond Carver, "Short Cuts" et un voyage a travers le Los Angeles des années 90, une fresque intimiste ou s'entremêlent les destins contrastés de 22 personnages aux prises avec les drames, les emotions, les plaisirs, les surprises et les hasards de la vie quotidienne.

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Disparu en 2006, Robert Altman laisse derrière lui une carrière fulgurante marquée par des œuvres telles des comédies satiriques comme M.A.S.H (Palme d'or au Festival de Cannes 1970), des thrillers comme Kansas City (1996) ou encore des films policiers tel Gosford Park, Altman aura marqué de son empreinte le cinéma américain pendant toute une génération.

En 1994, Altman s'en prend au monde de la mode dans son « Prêt-à-porter», un an plus tard il réalise Short Cuts (Lion d'or à Venise en 1993), critique acerbe de l'american way of life, ou l'histoire d'une multitude de personnes dont les destins n'auront de cesse de se croiser et de s'entrecroiser. En effet, Robert Altman a su avec un certain réalisme dépeindre le destin plus ou moins tragique de différents individus. De la banale vie de couple, aux tromperies, aux accidents de la vie, aux engueulades jusqu'au moment de pur bonheur: Le scénario est riche.
Car il est vrai que quand on arrive à condenser 23 personnages dans une seule et même histoire, il est très facile de se perdre...

Cependant, entouré d'une pléiade de comédiens talentueux, Altman nous propose une narration riche et déstructurée mais travaillé telle, qu'il est très facile de s'y retrouver. En effet, au fil des minutes, le spectateur est emporté par une véritable jubilation, instaurée notamment grâce à des acteurs tels Julianne Moore, Andy McDowell, Chris Penn, Madeleine Stowe, Matthew Modine, Frances McDormand ou encore le talentueux Tom Waits. Tout ce beau monde crée une cohésion détonnante et ce n'est d'ailleurs pas au hasard que ce casting a été récompensé par un Golden Globe Spécial.

Short Cuts c'est aussi l'inspiration de Altman avec différentes nouvelles et un poème de Raymond Carver. Bien entendu, Robert Altman ne nous livre pas toutes ces nouvelles en chapitres mais en un tout fluide et passionnant, en donnant dans celle-ci sa vision tout du moins nuancée de l'image de la société américaine.

Altman est aussi un très grand perfectionniste, il se sert par exemple de la télévision pour enchaîner les événements mais aussi de la musique très jazzy qui colle parfaitement à l'ensemble et procure au film une vraie valse narrative.
Confronté à des scènes d'une virtuosité imparable, dans des mélodrames tragiques Altman arrive à insérer un humour noir qui fait constamment mouche.
Une certaine idée du déterminisme et de la vie se trame dans chaque scène du film, cristallisée par la chanson de jazz "Tantôt on nage dans le bonheur, tantôt dans la douleur, On se fait tous piéger..."
Ce qui force l'admiration dans ce long et brillant travail de plus de trois heures, c'est la perfection de la mise en scène, mais aussi la toile complexe qui se tisse au fur et à mesure du déroulement du film. En effet, avec Short Cuts, Altman nous fait partager avec brio un film "puzzle" qui aura inspiré bon nombre de réalisateurs, à l'image de Paul Thomas Anderson et son fabuleux Magnolia et un certain Amours Chiennes de Alejandro González Inárritu.
Au final, Short Cuts est un grand moment de cinéma, on pleure, on rit, on réfléchit, on observe et quand le générique arrive on se dit Waaouh, c'est fort!

Et oui, Short Cuts c'est tout çà ! Oui Altman est un grand réalisateur! Oui Short Cuts est un grand moment d'émotions! Et oui ce grand monsieur était et restera un Grand!
Bravo tout simplement.
Nicolas, le 16 mai 2007.

# Posté le mardi 15 mai 2007 13:07

Modifié le mardi 12 juin 2007 11:43

Mysterious skin

Mysterious skin
Mysterious skin



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A huit ans, Brian Lackey se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. Sa vie change complètement après cet incident : peur du noir, cauchemars, évanouissements...
Dix ans plus tard, il est certain d'avoir été enlevé par des extraterrestres et pense que seul Neil Mc Cormick pourrait avoir la clé de l'énigme. Ce dernier est un outsider à la beauté du diable, une petite frappe dont tout le monde tombe amoureux mais qui ne s'attache à personne.
Il regrette encore la relation qu'il avait établie avec son coach de baseball quand il avait huit ans. Brian tente de retrouver Neil pour dénouer le mystère qui les empêche de vivre.

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Reconnu par ses films trash tels "The long weekend"ou "The doom Generation", Gregg Araki fait parti de ce cinéma indépendant qui n'a pas peur de dénoncer et de s'exprimer.
En effet on reconnaît la concordance avec le cinéma de Larry Clark (Bully, Ken Park) ou de Gus Vant Sant et son fabuleux Elephant, ce cinéma qui se penche souvent de manière crue sur les problèmes de la société.

En 2004, Araki s'assagie quelque peu pour réaliser Mysterious Skin, adaptation du roman éponyme de Scott Heim qui l'avait jadis bouleversé.
Cette oeuvre brasse plusieurs thèmes tels la prostitution, l'homosexualité et surtout la pédophilie, d'une manière très éthérée, à la limite du contemplatif par moment.
La tonalité mystique de la narration accentue l'intrigue qui n'a de cesse d'installer le spectateur dans une ambiance feutrée et très travaillée.
Le récit suit alternativement le destin différent de deux garçons, marqués par le même traumatisme mais géré de façon totalement opposée.
L'un connaît la clef de l'énigme mais l'autre n'a de cesse de se poser des questions sur son passé et cette soi-disante rencontre extra-terrestre. A cette occasion, les comédiens interprètent très justement leurs rôles, à l'image du surprenant Joseph Gordon-Levitt qui arrive à animer son personnage d'une très belle manière.

D'emblée la mise en scène, à la fois douce et féerique nous berce par une somptueuse musique de Robin Guthrie qui magnifie le récit à la fois sordide et poétique.
La caméra de Araki nous décline cette tragédie, sans jamais tomber dans un voyeurisme exacerbé, les séquences sont à la fois dérangeantes mais aussi et surtout bouleversantes.
En effet, même si Araki traite son sujet de manière forte, pour preuve les scènes d'une dure violence, il arrive à surpasser la provocation qui le caractérisait jadis.
Faisant preuve d'une incroyable maturité, Araki apporte au récit une touche de psychologie et de finesse très aboutie.

Mysterious Skin se révèle donc être un film sans mièvrerie, une très grande claque qui à l'image de sa scène finale, illuminée par la musique de Sigur Ros est absolument bouleversante.
Finalement, Mysterious skin donne un nouveau regard déchirant et profondément humain sur un sujet très délicat qu'est la pédophilie.
On comprend mieux pourquoi Gregg Araki est considéré comme l'un des chefs de fil du cinéma indépendant américain...
Nicolas, le 13 mai 2007.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 08:29

Modifié le mercredi 30 mai 2007 17:23

Sophie Scholl les derniers jours

Sophie Scholl les derniers jours
Sophie Scholl les derniers jours



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Munich, 1943. Tandis que Hitler mène une guerre dévastatrice à travers l'Europe, un groupe d'étudiants forme un mouvement de résistance, La Rose Blanche, appelant à la chute du IIIème Reich. D'obédience pacifique, ces membres propagent des tracts antinazis, couvrant les murs de la ville de slogans, et invitent la jeunesse du pays à se mobiliser.
Le 18 février, Hans Scholl et sa soeur Sophie - qui font partie du noyau dur du mouvement - sont aperçus par le concierge de l'université de Munich en train de jeter des centaines de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont immédiatement appréhendés par la Gestapo et emprisonnés à Stadelheim.
Durant les jours suivants, l'interrogatoire de Sophie Scholl est mené par l'agent de la Gestapo Robert Mohr, un véritable duel psychologique s'engage...

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Habitué aux comédies légères basées sur l'amour et l'érotisme, Marc Rothemund change tout à fait de registre pour se consacrer à l'histoire tragique de Sophie Scholl, héroïne de la résistance allemande pendant la seconde guerre mondiale.
Portant essentiellement sur les six derniers jours de la vie de Sophie Scholl, le film de Marc Rothemund brosse le portrait d'une jeune femme simple, vivante, et extrêmement courageuse.

Dans un scénario dont la fin est annoncée par son titre "... les derniers jours", on découvre l'organisation résistante des membres de la « Rose Blanche » et l'arrestation de Sophie Scholl par la Gestapo.
Le récit se concentre donc sur les derniers jours de Sophie Scholl dans les locaux de la police d'état allemande, et prend ensuite la forme d'un huis clos épuré, qui ajoute à l'univers froid et hostile des locaux de la gestapo une très grande tension psychologique.
Cela dit, même si Sophie Scholl est un moment d'intense émotions, on peut regretter le léger manque de développement de la première partie de l'oeuvre qui aurait permis de représenter au mieux l'importance des événements rapportés.
Malgré cela, le film suit les interrogatoires et le procès final de Sophie Scholl. On découvre le courage, la résistance et la force de conviction de cette jeune femme qui tient tête aux généraux allemands.

Le cinéaste Marc Rothemund a choisi de centrer son récit autour du personnage, interprété par Julia Jentsch (The Edukators) (prix d'interprétation féminine à Berlin), cette jeune comédienne se glisse avec aisance dans la peau de l'héroïne populaire et dégage un mélange de gravité et d'exemple qui sonne juste.
Accompagné par une musique très mal exploité, en effet le montage des bandes-son est très hasardeux, et ternis complètement l'intensité émotionnelle du récit.
Long métrage à caractère historique, « Sophie Scholl » s'inscrit dans la lignée des films allemands tels "Goodbye Lénin" ou "La vie des autres".
Malgré de nombreuses imperfections, on regrettera le manque d'expérience du cinéaste qui réalise une œuvre en demi-teinte à la fois remplie d'émotions mais aussi très stridente dans sa qualité scénaristique.
Néanmoins, le climat oppressant et les duels psycho politique permettent de rendre hommage à une figure de la résistance, qui aura marqué l'histoire par son humanité et ses convictions morales et politiques.
Nicolas, le 12 mai 2007.

# Posté le samedi 12 mai 2007 07:59

Modifié le mercredi 30 mai 2007 17:23